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PLAN DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL (PDC)
1ère GENERATION : 2024-2028
AVEC L’APPUI TECHNIQUE ET FINANCIER DE :
RESUME EXECUTIF
Conscient de l’importance de la planification locale dans le développement d’un territoire, la commune des Lacs 2 a entamé le processus d’élaboration de son Plan de Développement Communal (PDC) depuis octobre 2022. Ce processus a suivi les prescriptions du guide nationale actualisé d’élaboration du PDC au Togo avec une forte implication de toutes les catégories socioprofessionnelles de la commune. En effet, suite à la phase préparatoire qui s’est terminée par le lancement officiel, un diagnostic technique et participatif a été réalisé sur l’ensemble du territoire avant de procéder à la définition du cadre stratégique de la commune duquel a découlé un cadre programmatique quinquennal. De l’analyse diagnostic qui s’est reposée sur le traitement des données secondaires et primaires collectées à travers les enquêtes ménages, réunions dans les différents villages, les entretiens avec les services publics, privés, les organisations de la société civile et autres acteurs de développement intervenant dans la commune, il ressort ce qui suit :1 – Sur le plan de l’aménagement du territoire et du foncier
On note le manque d’urbanistes pour appuyer les projets de lotissement, la vente anarchique des terres, l’occupation de l’espace communale urbain sans aucun contrôle des services techniques de la mairie, la faible maitrise des réserves administratives par la mairie et surtout l’existence des litiges fonciers au sein des familles qui jouent en défaveur de la cohésion sociale.2 – Sur le plan de la gouvernance locale
La problématique tourne autour de l’absence des locaux propres pour abriter les services de la mairie, la faible synergie et niveau de communication entre la mairie et les chefs et les organisations communautaires de base, le manque de certains services techniques de la mairie, la perte de l’autorité des chefs caractérisée par la dégradation des palais royaux et le faible respect des chefs, la faible capacité technique et opérationnelle des chefs, des CCD et CVD, la récurrence des conflits entre bouviers et agriculteurs et enfin l’existence de conflits de pouvoir et de rivalité entre certains chefs traditionnels. A ces problèmes s’ajoutent ceux liées à la sécurité qui se traduisent par les violences volontaires constatée au niveau de la population, le trafic de la drogue lié à la porosité des frontières, la non dénonciation des cas de viol, vol, et des actions des malfaiteurs, les cas de profanation des tombes, des cas isolés de braquages, de rançon, l’existence des cas de crimes organisés par les réseaux inconnus et qui sont dissimulés.3 – Sur le plan des finances locales
Il ressort la faible capacité financière de la commune liée à la non maitrise de l’assiette fiscale de la commune et à l’incivisme fiscal. En matière de gestion, on note l’absence de manuel de procédures administratives et financières et la faible digitalisation ou informatisation du traitement des opérations financières.4 – Sur le plan de l’économie locale
L’agriculture, y compris l’élevage et la pêche principale activité économique de la commune fait face aux problèmes de dévastation des cultures surtout le manioc par les animaux des bouviers, de faible accessibilité aux intrants et de faible capacité de transformation et de conservation des produits agricoles tels que la tomate, le manioc etc. qui abondent dans la commune. La faible mécanisation de l’agriculture, la faible organisation des producteurs et le manque de moyen et équipement pour pratiquer l’irrigation malgré l’abondance des cours d’eau fragilisent le système productif agricole. Le faible ménagement des étangs piscicoles, l’insuffisance de matériel moderne limites le développement du secteur de la pêche. L’industrialisation est pratiquement absente dans la commune et l’artisanat et les jeunes artisans manquent de moyens financiers pour le démarrage des activités. Les activités commerciales sont confrontées à la vétusté des infrastructures de commerce, au manque de produits financiers adaptés et au faible pouvoir d’achat des populations entrainant un faible dynamisme des activités commerciales. Les difficultés de recouvrement des crédits des IMF et le détournement des objectifs de crédit est un frein pour le financement des activités dans le domaine du commerce, artisanat et industrie. Dans le secteur des mines et énergie, on note l’exploitation abusive des plantes de la mangrove pour les besoins accrus en bois énergie et la diminution du potentiel des ligneux à vocation bois-énergie. La ligne électrique d’Agbanakin, Djeta, Seko et Agouegan est connectée sur le réseau du Bénin. Ces localités subissent des coupures intempestives pouvant durer toute une journée. Le transport et la mobilité des personnes et des biens sont difficiles à cause du mauvais état des routes existantes et pistes. Certaines localités sont enclavées surtout en période de pluie par manque de pistes. Le trafic fluvial qui abonde dans la commune fait face à un manque d’équipements sécurisés. L’insuffisance des infrastructures sportives, culturelles, le manque d’équipements sportifs pour les clubs, la faible valorisation du potentiel touristique freinent le développement du tourisme et hôtellerie, sport, culture et arts.5 – Sur le plan d’accès aux services sociaux de base
Il ressort que la commune des Lacs 2 compte beaucoup de cours d’eau, lagunes et marais, mais elle est confrontée au problème d’approvisionnement en eau potable surtout dans sa partie Est longeant le fleuve Mono. Dans certaines localités les eaux sont impropres à la consommation (toujours salée). La population s’approvisionne essentiellement à partir des puits et de forages équipés de pompe manuelle. La consommation des eaux de rivières et de pluie est fréquente et entraine des maladies. En ce qui concerne la santé, les infrastructures de santé sont vétustes et sous équipées. L’accès aux soins de santé dans la commune est coûteux par rapport au niveau de vie de la population. En effet, 93% de la population de la commune affirme avoir des difficultés financières pour accéder aux soins de santé. Concernant le personnel, il est insuffisant. Avec une population estimée à plus de 59 000 habitants, la commune ne dispose pas de médecin affecté par l’Etat. Le ratio dans la commune est de 0 médecin pour 59 000 habitants contre une norme OMS de 1 médecin pour 5000 à 10 000 habitants. Par rapport à l’éducation, les problèmes majeurs sont le manque de bâtiments scolaires adéquats dans certains établissements, l’insuffisance de tables bancs et matériels didactiques, l’occupation des élèves aux champs par les parents pendant les saisons pluvieuses, le non-suivi des élèves à la maison par les parents, la récurrence de grossesses en milieu scolaire et harcèlement des jeunes filles, la baisse du niveau des élèves et la pléthore de l’effectif dans les classes, etc. Bon nombre de lycéens n’ont pas de certificat de nationalité, Concernant le genre, équité et filets sociaux, des violences sexuelles faites aux filles mineures sont constatées dans certaines localités et les femmes ont difficilement accès à la terre, parfois intimidées en présence des hommes. Les points focaux genre n’ont pas des moyens pour exercer leurs activités. Il n’existe pas d’initiatives spécifiques pour la prise en charges des abandons scolaires et des personnes vulnérables, ni de cadres de formation des personnes handicapées (malvoyant, malentendant etc.)6 – sur le plan environnement, ressources forestières et changements climatiques
Dans toutes les localités, il y a des difficultés pour les populations d’assumer leurs responsabilités en matière d’accès universel aux services d’assainissement adéquats. Ainsi, on note l’insuffisance et le mauvais entretien des caniveaux, l’absence de gestion des déchets solides et eaux usées, la présence des dépotoirs sauvages dans la commune, la défécation à l’air libre est prédominante dans tous les cantons, le manque de moyens techniques et financiers pour vidanger les latrines existantes. Les ressources naturelles, surtout forestières connaissent une forte dégradation liée aux pressions des activités humaines telles que l’agriculture, le braconnage, le prélèvement de bois énergie et de service etc. Les forêts galeries jadis luxuriantes par leur végétation le long des principaux cours d’eau sont en perpétuelle dégradation. L’insuffisance de fourrage dû au stress hydrique et l’assèchement précoce des points d’eau conduisent les bouviers à des incursions dans des espaces forestiers jadis non pâturés. Les fortes chaleurs, les poches de sècheresse, les feux de végétation et les vents violents induisent la dégradation des ressources végétales, la modification du système fourrager. Les écosystèmes particuliers liés à l’eau, notamment les forêts galerie du mono, la mangrove de la Gbaga sont en perpétuelle dégradation. Pour faire face à ces différents problèmes, la commune des Lacs 2 s’est dotée d’un cadre stratégique cohérent avec les orientations nationales et internationales, définis lors d’un atelier et validés par l’ensemble des acteurs du développement de la commune. Ce cadre présente une vision qui est projetée à l’horizon 2034 comme suit :
Situation géographique et politique
La commune de Lacs 2, avec superficie d’environ 227 km2, compte une population estimée à 42 855 habitants, et a pour chef-lieu la ville d’Aklakou`. Elle est située dans la région Maritime du Togo. Elle est composée de deux cantons, à savoir Aklakou et Agouègan. La commune est limitée au nord par la commune de Bas-Mono 2, au sud par la commune de Lacs 1, à l’est par la République du Bénin et à l’ouest par la commune de Lacs. Elle aurait été fondée en 1663 par les Tougban originaires de Glidji. Ce groupe s’est progressivement installé et réparti sur l’ensemble du territoire communal. La population de la commune comprend également d’autres groupes ethnoculturels, notamment les Xla, les Péda, les Éwé, les Kotafon, ainsi que diverses populations issues de migrations plus récentes. La commune est administrée par un conseil communal élu et un maire chargé de la gestion locale, en lien avec les autorités préfectorales et régionales ; les instances locales assurent l’administration des services de base, la mise en œuvre des politiques de développement communal et la coordination des acteurs civiques, tout en devant composer avec des enjeux de gouvernance locale tels que la mobilisation des ressources, la participation citoyenne et la sécurité des populations.
Situation économique
Agriculture :
La commune des Lacs 2 présente une économie à dominante agricole, qui mobilise environ 90 % de la population active. L’agriculture dans la commune est principalement de type pluvial et vivrier, dominée par la culture du maïs, manioc, igname, riz de bas- fond , légumes et des palmiers destinés à l’autoconsommation et aux marchés locaux. On note également quelques exploitations périurbaines maraîchères qui approvisionnent les villes proches, mais la productivité reste limitée par l’accès irrégulier aux intrants, aux techniques améliorées et aux infrastructures d’irrigation.
L'Élevage :
L’élevage est essentiellement extensif et de petite échelle (volailles, caprins et bovins en petit nombre), destiné majoritairement à l’autoconsommation et aux ventes locales ; il est confronté à des contraintes vétérinaires, au manque de pâturages permanents et à la concurrence pour l’espace avec d’autres usages fonciers.
La Pêche :
La pêche est une activité économique clé, tirant parti des lagunes et du littoral : elle comprend surtout la pêche artisanale avec des pirogues et des engins traditionnels, fournissant des poissons frais aux marchés locaux et contribuant significativement aux moyens de subsistance des ménages côtiers ; cependant, la filière fait face à des défis comme la surpêche, la variabilité des ressources halieutiques, l’accès limité aux moyens de conservation et à la commercialisation.
Situation culturelle
La commune présente une pluralité cultuelle typique du sud du Togo : coexistence de religions traditionnelles locales, du christianisme (principalement protestant et catholique) et de l’islam, avec des pratiques religieuses ancrées dans la vie communautaire ; les fêtes religieuses, les cérémonies traditionnelles et les lieux de culte jouent un rôle social important dans la cohésion communautaire et l’organisation des solidarités locales.
Togbui AKOUÈTÈ TONATO APETI II est officiellement reconnu chef traditionnel du village d'Apeti Condji. Il a reçu son arrêté ce samedi 09/05/2026 des mains du préfet des Lacs Norbert Datè TETEVI-BENISSAN qui avait à ses côtés le maire Benoît Amavi MENSAH
Devant une foule des grands, la cérémonie de reconnaissance du nouveau chef traditionnel, gardien des us et coutumes, la cérémonie d'intronisation du chef traditionnel Togbui AKOUÈTÈ TONATO APETI II a eu lieu ce samedi 09 Mai 2026 sur le terrain dudit village. de Apeti Condji.
L'évènement s'est déroulé en présence du préfet des Lacs, du maire de la commune des Lacs 2 dont la commune se réjouit d'accueillir la cérémonie, le maire de la commune Avé 2, le Secrétaire Général de la préfecture des Lacs, les chefs traditionnels invités et les cadres de la localité.
Avant de lui remettre officiellement l'arrêté le reconnaissant chef du village d'Apeti Condji, Togbui AKOUÈTÈ TONATO APETI II a eu le privilège de s'abreuver des conseils du préfet des Lacs, du maire Benoît Amavi MENSAH et de quelques chefs traditionnels devanciers. Le rôle et les attributions d'un chef traditionnel en République togolaise lui ont été dits. Ces conseils lui permettront de conduire son village en toute connaissance de cause. Spécialement le maire Benoît Amavi MENSAH après avoir distillé de précieux conseils au nouveau chef traditionnel a invité les populations à venir aider leur chef à diriger le village pour son développement.
A la suite de la remise de l'arrêté de reconnaissance par le préfet Lacs, le désormais Togbui AKOUÈTÈ TONATO APETI II a lancé un appel à sa population en lui demandant de venir l'aider à conduire les affaires du village pour son rayonnement.
